Trans-sibérien
Москва - Вайкал
Le trans-sibérien
Nous sommes prêts, les exams sont terminés, les valises sont faites. Nous terminons notre dernier repas ne contenant pas de nouilles chinoises instantanées. Pour fêter notre départ, nous nous sommes réunis au mou-mou, toujours bon et pas cher. Autour de la table, Laure, Elodie, Thibault, Philou et moi.

Le voyage sera en 3 étapes : Ekaterinbourg – Krasnoyarsk – Irkoutsk, plus 6 heures de bus vers Khuzhir, sur une île au milieu du baikal, mais 6h c’est tellement rien comparé aux 90 heures de train que ça compte même pas.
Nous n’avons pas poussé le vice jusqu'à revenir en train, et décidé de repartir d’Irkoutsk en avion.
Je tiens à signaler qu’a part ça, rien n’était planifié, pas d’hôtels ni rien, juste les billets. Et encore, à la gare de Moscou il était impossible d’avoir les billets entre Ekaterinbourg et Krasnoyarsk.
Non, je ne sais pas pourquoi, c’est vrai que ça parait un peu débile dans la mesure où les billet Krasnoyarsk – Irkoutsk, par contre, étaient disponibles…
Pour l’hôtel à Khuzhir, pas le choix, comme il n’y a pas de téléphone la bas, il est impossible de réserver un hôtel… Comme ça c’est fait.
Le train pour Ekaterinbourg part à 23h. Nous serons là bas 36 heures plus tard, soit le surlendemain matin.
Vous vous demandez certainement : « Est-ce qu’on se fait chier comme des rats morts pendant une journée entière dans le train ? »
Ben disons que… C’est sur, y’a des endroits où on s’éclate plus. Mais bon, à 5 on trouve tout un tas d’occupations qui rendent le voyage plus sympa, puis finalement, le voyage est tellement long qu’on en attend même pas la fin.
Habituellement tout le monde gueule quand le TGV a 15 minutes de retard, mais là on est même pas à une heure près.
Pendant 36 heures, la Russie déroule ses paysages, un peu monotones il faut dire, faits d’étangs et de bouleaux dans un premier temps, suivi d’une transition vers la steppe + les sapins, qui prend quand même un truc comme 3000 km.
Il y’a quelques montagnes aussi, puisqu’on traverse l’Oural à Ekaterinbourg, et qu’on passe près de l’Altaï vers Kracnoyarsk.

Etangs entre Moscou et Ekaterinbourg
En tout cas c’est un vrai plaisir de se retrouver en pleine nature, l’air est pur, et à la vitesse où roule le train on à l’impression d’une tranquille balade.
Le convoi s’arrête d’ailleurs périodiquement, pour des durées imprévisibles, ce qui donne l’occasion de descendre un peu.
A l’arrivée du train, le quai se transforme en un véritable marché, les grand mères du coin viennent vendre tout un tas de petits plats, des bons petits beignets fourrés à n’importe quoi, des glaces, des poissons séchés, et bien entendu, des bières bien fraîches !! Comment un Russe pourrait il survivre sans sa пиво dans une main et ses poissons dans l’autre ?

Laure gardant notre réserve de bouffe
Malgré ces petites pauses, l’univers culinaire du train reste relativement pauvre, de toute façon quand on reste assis en permanence, on n’a pas trop faim.
Au menu, pas mal de nouilles chinoises, vu qu’il est possible d’avoir de l’eau chaude gratuitement au samovar, c’est bien pratique, et des trucs qui se conservent genre des fruits secs, des noix, etc…

Thibault savourant un poisson séché
Nous n’avons pas tous eu le courage de tester le poisson séché de Thibault, il faut dire qu’il fallait avoir les tripes bien accrochées rien que pour supporter l’odeur qui émanait du sachet. Au lever surtout, il y’a de quoi jeûner toute la journée.

Mais c’est quoi donc ?
Petite devinette, c’est quoi ce plafond qui pisse partout ?
C’est celui des toilettes du train ! Ça doit être le système inventé par les Russes pour que les gens ne restent pas longtemps sur le trône. En tout cas c’est efficace !
Comme vous le découvrirez par la suite, les toilettes furent un des gros bémols du voyage.
C'est tout pour aujourd'hui ! Prochaine étape, Ekaterinbourg.