Rentrée
Et oui, voici la rentrée officielle sur mon blog, avec forcement beaucoup de choses à dire depuis presque 3 mois, mais comme à chaque fois, ce n’est pas un problème d’avoir des choses à raconter, mais plutôt de prendre le temps de le faire.
Donc voila, j’ai décider d’en balancer le plus possible en profitant d’une relative accalmie ici (je ne parle pas de la tempête de neige de dehors).
En premier lieu, un article sorti des cartons, commencé sur le moment mais jamais terminé. Une petite pirouette m’a permis de préserver le titre original, voila donc l’histoire de mon premier contact avec les cours.
Je connaissais les rentrées de lycée ou de prépa, avec leurs listes d’élèves collées sur un vaste panneau à l’entrée du bâtiment, avec un numéro de salle ou tout le monde se retrouvait par la suite, avec un professeur principal qui expliquait en détails le déroulement de l’année, distribuait des piles de papiers et les emplois du temps qu’il fallait par la suite corriger quinze fois. Je connaissais aussi les rentrées d’école d’ingé, ou toute la promo se retrouve dans un amphi, avec le discours du directeur que personne n’écoute, racontant les dernières innovations pédagogiques et nous exhortant à ne pas céder aux sirènes de l’alcool ou à ne pas pervertir la nouvelle promo.
La rentrée russe n’eut rien de commun avec l’une ou l’autre. Pour être honnête, je ne sais pas vraiment comment elle se passe pour les russes, j’ai juste pu voir de grands rassemblement avec la fanfare de l’université, composée d’une magnifique troupe en uniforme kaki (mais qui a dit « école était militaire » ?). La comparaison avec notre fanfrale se limite donc aux uniformes ridicules, bien qu’à Bauman le ridicule ne soit pas aussi volontaire qu’a Centrale… Je n’ai pas eu le plaisir de les entendre, mais je suppose qu’on était loin de « l’incendie de rio »…
Pour les élèves étrangers comme nous, suivant un cursus un peu batard, puisque nous prenons les cours aux alentours de la 4e année, la tache est plus compliquée. Nous nous sommes vu affecter un tuteur pédagogique, censé élaborer avec nous notre programme d’étude. Sauf que ce tuteur, comme c’est la mode ici, n’a pas donné signe de vie avant la rentrée. Il a donc fallu que nous le croisions par hasard dans un couloir pour qu’enfin nous puissions lui demander un emploi du temps. Pas plus pressé que ça, notre cher Vladimir Kalugin nous a répondu de revenir le lundi suivant pour voir tout ça avec un autre professeur, censé connaître mieux que lui les cursus des étrangers.
Entre temps, bien sur, les cours étaient déjà commencés.
De retour lundi, nous avons rencontré cet autre prof, et avons tenté de lui expliquer ce que nous avions appris en quatre ans. Accorder un programme français et un programme russe n’est pas facile du tout, les deux étant très bizarrement faits. Allez expliquer aux russes le principe des prépas, où on ne fait que des maths et de la physique , puis celui des écoles généralistes, ou l’on fait un peu de tout, de l’environnement à l’électronique, en passant par la communication et la connaissance de l’entreprise (ces deux dernières matières étant tellement à des kilomètres des compétences des russes que je me demande si il existe des mots pour les dire…). Allez donc leur expliquer ça, quand le programme de la kafédra SM3 (département de machinerie spéciale, où j’étudie), est composé de deux matières, aérodynamique et balistique, et que les élèves ici ne font presque que de ça pendant 4 ans, après un programme vaguement général de deux ans (sachant qu’ils entrent à l’école à l’age ou nous entrons en terminale). Il a donc fallu se battre pour lui faire admettre que nous avions appris quelque chose pendant ces années.
Finalement, notre emploi du temps a été assez simple à faire, nous avons hérité des matières de spécialité des 3e et 4e années.
Trois mois on donc passé, après une période d’adaptation pas évidente, les cours sont devenus suivables, et les devoirs faisables, bien qu’il en reste une bonne grosse pile à rattraper, sachant que chaque devoir est soumis à un entretien de validation, fini le temps du pompage massif et des devoirs rendus à 6 ou un seul a fait le boulot.
Nous avons sympathisé avec quelques Russes qui sont en général super sympas, mais qui habitent pour la plupart très loin du centre, donc pas possible de faire grand-chose après les cours, du coup on est obligés d’organiser des fêtes chez nous, trop dur…