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Tourisme

Dimanche 8 avril 7 08 /04 /Avr 00:01

Voici de nouveau un retour un an en arrière, car ce printemps, à la différence du précédent, je suis plus souvent derrière mon PC, et moins aux 4 coins de la Russie !

L’occasion pour moi de vous souhaiter une joyeuse Pâques, avec un petit tour dans la Russie profonde, en l’occurrence la ville de Smolensk. Cette ville se situe pratiquement à la frontière de la Biélorussie, sur les rives du Dniepr. Elle fut détruite plusieurs fois, pour avoir eu le malheur de barrer la route à Napoléon puis à Hitler. Aujourd’hui, ses imposantes fortifications subsistent toujours.



La Rue principale


Les remparts de la ville


 

La ville, vue depuis l’église, les remparts au loin

Parmi les quelques curiosités touristiques, qui sont somme toute assez peu nombreuses, on notera une imposante église, qui accueillait justement les célébrations pascales dans la plus pure tradition orthodoxe.

 


L’église

Pâques est resté chez les orthodoxes la fête religieuse la plus importante – il s’agit tout de même de la résurrection du Christ – alors que nous avons plus tendance à nous concentrer sur sa naissance qui est un tour de force somme toute assez répandu, vous en conviendrez. Comme chez nous, les Russes ont pour coutume de peindre des œufs à Pâques, mais ils font aussi beaucoup mieux : depuis la venue d’Audrey et une enquête conjointe, nous avons eu la preuve que les œufs de Fabergé sont issus de la tradition de Pâques, et étaient  l’équivalent chez les puissants de nos petits œufs peints. Ces derniers, à l’origine, étaient les œufs pondus inutilement par les poules pendant le carême, personne n’ayant encore fait assimiler la liturgie au peuple des basses cours.

Le second must-have des fêtes de pâques est le koulitch. Rien à voir avec le kloug ou les doubitchous, c’est une sorte de brioche, proche du kougelhopf (j’adore cette orthographe, ça doit être la nostalgie des khôlles…). La forme est cependant plus simple, et il est presque toujours recouvert d’un glaçage, si possible fluo. L’explosion de couleurs est à l’image du printemps, il y’en a des verts, des roses, des blancs, recouverts de paillettes multicolores.

Avant d’être mangé, le koulitch doit être béni, il ne doit d’ailleurs pas être touché (pratique), on doit donc le tenir dans un linge. C’est visiblement très important, car lorsque nous avons acheté un koulitch, la vendeuse, voyant que nous étions étrangers, nous a fait répéter 3 fois le chemin vers l’église, avec les gestes et tout ce qu’il faut, et nous a donné un linge afin de nous préserver d’une inévitable damnation.

Devant la quantité de koulitch à bénir, l’église à tout prévu, il y’a des bancs, qui forment des rangée où se succèdent les habitants, qui posent sagement leur brioche devant eux. Le pope passe ensuite, escorté de deux assistants, l’un tenant un grand saladier d’eau bénite, qui est copieusement aspergée sur les koulitch, les œufs et les nourrissons participants aux réjouissances au moyen d’une sorte de balais à manche court et à poils longs. L’autre tiens un saladier initialement vide, qui se remplit progressivement des offrandes en œufs peints et en monnaie sonnante et trébuchante.

 

 

La bénédiction des koulitch, sur le parvis de l’église.

Pour finir, voici une recette trouvée sur internet, qui vous permettra de donner une touche orientale à votre week-end pascal, приятного аппетита !

Par Romain - Publié dans : Tourisme
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Samedi 13 mai 6 13 /05 /Mai 15:41
Enfin, les beaux jours sont de retour ! Les derniers tas de neige ont finalement disparu, après un mois d'agonie, et ont laissé apparaitre les montagnes de bouteilles de bière et de mégots jetés pendant tout l'hiver.
Fort heureusement, une armée de travailleurs précaires ont eu tôt fait de nettoyer tout ça.
Rien de tel donc qu'un week end de printemps pour se faire une petite escapade, Elodie ayant eu la bonne idée de naitre en Mai, son anniversaire donne un excellent pretexte.
Voici donc la seconde virée de l'année contée sur ce blog :



Helsinki

La capitale finlandaise est à 13 heures de train de Moscou, avec une petit nuit dans les wagons Russes, pour finalement arriver tout frais à 10h du matin.

Après un arrèt à l'hotel pour déposer toute les affaires, en route pour un petit tour en ville...



Helsinki compte environ 500 000 habitants, autant dire qu'il y'a de quoi respirer.
En fait la totalité des Finlandais remplirait à peine la moitié de Moscou...
La ville est extremement agréable, très aérée, verte. La mer est présente partout et contribue beaucoup à l'atmosphère du lieu.
On retrouve une architecture entre la Russie et les autres pays scandinaves, avec beaucoup de couleurs.
Petite surprise, on a très bien mangé la bas, c'est étonnant vu la réputation des pays scandinaves en la matière. Il parait que c'est l'influence Russe qui en est responsable. Je plains les Suedois et les Norvégiens car pour être rattrapés par les Russes en cuisine il faut partir de bien bas :).
La nature est très présente dans la ville, et le nombre de parcs, plans d'eau, ou simples coins de verdure est impressionnant, on y trouve plein d'oiseaux, canards, cygnes, mouettes et goelands, visiblement en super santé, ce qui est rare dans une capitale, et totalement en confiance avec les humains.

Voila donc un week end très agréable, avec un petit parfum de printemps bien mérité, après 5 mois les pieds dans la neige !
Par Romain Enselme - Publié dans : Tourisme
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Jeudi 2 mars 4 02 /03 /Mars 16:58

Avec la fin de l'hiver à -30, voila revenu le temps du tourisme, le semestre prochain est béni par плацкарт, le dieu du voyage, et les projets fous fleurissent.
En attendant, il était temps de visiter
un peu la "banlieue", à l'échelle Russe, voici donc le récit de cette première escale touristique :

Новгород



Nous sommes partis à 4, Laure, Elodie, Philippe et moi. Il n'a qu'un seul train par jour de Moscou à Novgorod, qui part à 21h pour arriver à 5h du matin.
Petite précision, comme souvent, les Russes ont trouvé une petite feinte bien de chez eux, il y'a deux Novgorod, véliki et nijni (grand et petit, c'est très simple), qui ne sont pas du tout situés au même endroit, un peu comme certaines stations de métro qui ont le meme nom et qui ne correspondent pas (j'adore !). Nous étions donc à la grande novgorod, environ 200 000  habitants pour fixer les idées.


La première matinée fut occupée par la recherche d'un endroit où rester au chaud, car mine de rien, avec une nuit dans le train derrière et à 5h du mat par -10 on a une petite envie de se poser. Après avoir traversé la ville et constaté que les cafés ouvraient tous à 11h, nous avons jeté nos affaires dans l'hotel Sadko, avant d'y prendre une bonne douche chaude tout à fait bienvenue.


Nous nous sommes alors mis en route vers un petit dej.

Par chance, la café "Le chocolat" (en français dans le texte), ouvrait ses portes à 9h. Le personel a visiblement été très perturbé par une arrivée aussi tôt le matin de clients. Mais on a pu se faire un super petit dej pour pas cher, le pouvoir d'achat des novgorodiens étant ce qu'il est.



La demoiselle de l'office du tourisme nous avais suppliés de passer la voir si on passait par novgorod, je suppose que l'animation manque un peu dans son isba rouge, par ailleurs tout a fait mignonne et très typique. Nous sommes donc allés cueillir des renseignements, et nous sommes ressortis avec une orga digne d'un tour operator, et avec la conviction que 48 heures sont largement suffisantes pour faire la ville en long et en large.

On trouve ici les memes merveilles que dans tout autre ville russe. Lenine a encore plusieurs statues (fraichement fleuries s'il vous plait), et on peut s'extasier devant le centre commercial Gagarine.

La ville bénéficie d'un système de transport en (hors du ?) commun constitué de bus chauffés au gaz... d'échappement. Un grand moment.

Le coeur de Novgorod, c'est son Kremlin, un des plus vieux de Russie (je vous ai vu venir à croire que Novgorod était une ville nouvelle, et bien c'est raté). On y trouve des musées pleins d'icônes (il doit y avoir une église pour 10 habitants ici), une église, et le monument au millénaire de la Russie.
Sur ce dernier on  a pu lire avec etonnement le sigle "STO", aucun rapport avec le travail forcé, ce sont en fait... des chiffres, car les Russes ne connaissaient pas les chiffres arabes à l'époque. Il s'agit de 865, date de la création de la russie.


Par Romain Enselme - Publié dans : Tourisme
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Mardi 28 juin 2 28 /06 /Juin 00:00

 

Dans la plus grande tradition des voyages pseudo organisés au dernier moment, des trips dont le début est connu, le déroulement flou et le retour incertain, des traversées de kilomètres de campagne et des inévitables plans foireux du routard, voici le récit de ce mémorable week-end à Saint Pétersbourg.

 

 

La planification du voyage peut être datée à la veille du départ, date à laquelle nous avions acheté nos billets et réservé un appart, ce qui dépassait de loin l’organisation de nos amis Lyonnais qui eux n’avaient pas encore de logement à cet instant.

Le train partant à 2h11 du matin et l’obschéjitié fermant ses portes à 23h, nous avons passé la soirée de la veille dans un bar.

Le « Boar House », ce qui veut quand même dire « La maison du sanglier » pour les moins anglophones d’entre nous, est un bar trop grand et sans réel charme, mais qui servait ce soir la des smirnoff ice gratuites pour les filles, qui fait des double happy hours le lundi (4 cocktails pour un euro), et qui regorge de filles, faciles pour la plupart, voire même très faciles parfois (mais payantes). C’est donc le paradis des bourrins, enfin vu le nom du bar on pouvait s’y attendre.

 

Aperçu du Boar House

Après cette soirée, qui fut tout de même très sympathique, départ en train pour Saint Pétersbourg !

Les trains Russes sont difficilement comparables aux trains Français, en fait ce n’est pas du tout la même philosophie du voyage. En France, nos trains sont rapides et le pays est petit, le voyage est donc très temporaire et individualiste. En Russie au contraire les distances sont énormes et les trains lents, ils sont donc conçus pour que les passagers puissent vivre à l’intérieur. Les wagons sont larges, la literie est très correcte, et une fois les couchettes repliées on dispose de beaucoup de place. Une provodnitsa vit en permanence dans le train et s’occupe à la fois du contrôle des billets à l’entrée, de la distribution de la literie, du petit déjeuner, bref de toute la vie à bord. Car ici il y’a effectivement une vie à bord, étonnante même pour un Français habitué aux wagons où seuls les gens qui se connaissent déjà se parlent. Ici il ne faut pas plus d’un quart d’heure pour engager une conversation avec ses voisins (les compartiments sont pour 6). Le dialogue est laborieux, les gens ne parlent presque pas Anglais, mais ils semblent tellement étonnés par notre parcours et par notre volonté de découvrir leur pays qu’ils cherchent consciencieusement à décrypter ce qui filtre à travers nos quelques mots de Russe, témoignant encore une fois de l’extraordinaire hospitalité qu’on peut rencontrer ici.


 

 

 


Un train Russe


L'interieur du wagon


Incontournable dans les trains Russes, le samovar, servant à faire le thé


La campagne vue du train

 

A Saint Pétersbourg, nous avons le plaisir de trouver un appartement pulvérisant les standards de confort auquel la Russie nous a habitués : parquet, peinture impeccables, eau chaude à foison, et même télé et chaîne hi-fi, tout ça pour un prix plus que modeste, niquel !

 

Premier jour : Balade en ville


 

 

 


Un des nombreux canaux de la Venise du Nord


La cathédrale Saint Isaac





La basilique Saint Sauveur sur le sang versé



Le Néva

 

Deuxième jour : Peterhof


 

Saint Pétersbourg a été construite comme une vitrine vers l’Europe. Peterhof, construite à quelques kilomètres de la, est totalement conçue dans cette optique d’une démonstration artistique.



 


L'entrée du chateau




Une de fontaines, qui serait mieux rénovée...




Un pavillon à l'entrée



La perspective sur la mer baltique



Les fontaines de l'arrière du chateau





Les jardins


 

 

Troisième jour : Musée de l’Ermitage


 

Nous avons clôturé ce week-end par la visite du célébrissime musée de Saint Pétersbourg, l’Ermitage.

Sur trois bâtiments (Palais d’hiver, petit Ermitage et grand Ermitage), est regroupée une collection de peintures, sculptures et objets d’art Russe et Européens. L’architecture est également impressionnante particulièrement dans les Ermitages. Par contre, pas de photos pour cette partie, les appareils étaient interdits…

 

 


L'arrière, sur la Néva



L'avant, sur la Dvortsovaya Ploschad



 

 

Par Romain Enselme - Publié dans : Tourisme
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