Journal d'un français en Russie
Здравствуйте !
Vous venez d'ouvrir mon journal, dans lequel je raconte mes découvertes loin de la mère patrie, en effet j'ai choisi (sisi personne m'a forcé) de partir deux ans à Moscou pour apprendre à fabriquer des fusées.Jusqu'ici j'ai publié irrégulièrement mais je n'ai pas abandonné.
Je fais preuve dans mes pages d'un certain goût pour l'ironie et la dérision, mais c'est tout simplement mon style, je ne cherche pas à être exhaustif et réaliste et je fais ça avant tout pour le plaisir. Je vous invite donc à ne pas me prendre au pied de la lettre, la Russie est un pays extrêmement enrichissant et dont les charmes sont difficiles à raconter mais bien réels !
Sur ce, je vous souhaite une bonne visite !
Romain
Envie de traverser la Russie pour rejoindre les eaux pures du lac Baikal ? Accédez directement aux articles concernés grâce au module en haut à droite.
Plus serieusement, pour en savoir plus sur moi. sur mes études et mon projet professionnel, consultez donc mon profil :
Notre président a profité de son séjour à Moscou pour inaugurer un monument en mémoire de l'escadrille Normandie-Niemen dans le parc Lefortovo, situé à deux pas de mon ex-université.
Il a ensuite pris part à une conférence où il a répondu aux questions d'étudiants et d'activistes de rossiya molodaya dont je parlais il y'a peu (enfin, 3 mois tout de même !).

Sur leur site, les militans proposent un article de compte rendu de la conférence. Une seule question à Sarkozy est détaillée : Un militant lui demande si il est partisan d'un monde multipolaire, et comment il voit l'affaire Mikhail Prokhorov à Courchevel.
A titre de rappel, ce milliardaire russe s'est fait arréter en janvier dernier à Courchevel, soupçonné de proxénétisme, puis relacher faute de preuve. L'affaire s'est arrétée là en France mais a fait couler beaucoup d'encre en Russie.
A une telle question, notre président a répondu qu'il était ami des Etats-Unis, mais pas pour leur hégémonie, et à la 2e partie que la justice était libre et faisait son travail...
Bref, si c'était ça le moment fort de la conférence, je ne pense pas avoir raté grand chose...
Du nouveau sur les liens, avec l'ajout du "Blog Russie" que je viens de découvrir et qui semble une bonne source d'info.
Les blogs des "Baumantsi", les gens qui étudient à l'université Bauman :
Le blog de philippe, qui vient de Centrale Nantes comme moi.
Le blog de Mathieu.
Le blog d'Olivier.
Le blog d'Isabelle.
Sur la Russie :
Le Blog Russie : actus et analyses sur la Russie et les pays de la CEI, serieux et complet.
Le blog de Lucas et ses 3 amis qui ont aussi traversé la sibérie, un mois plus tard que moi !
En Russie l'an dernier, Amandine a écrit une veritable encyclopédie sur la vie locale, super intéressant et très fiable ! C'est ici !
Le carnet de voyage d'Aurore à Moscou : ici
Un sympathique blog sur la mode en Russie.
Un tout nouveau blog : enrussie.free.fr
Le blog de Florie, en stage à St Petersbourg.
Un lien utile pour toutes les formalités : l'ambassade.
A voir :
Le petit monde de Nico, ses textes, ses photos, ses trips, ses rêves... Skworld
L’université technique de Moscou est un vrai dédale, avec 4 bâtiments d’études immenses, des laboratoires un peu partout et jusque dans la banlieue, des résidences
universitaires éparpillées dans tout l’est de Moscou, de quoi accueillir les 18000 élèves qui y étudient. Dans les sous sols et les arrières cours, on trouve des bouts de missiles, des morceaux
de sous-marins, des pièces remplies de portraits des secrétaires généraux du PCUS, ou des souffleries supersoniques. A l’image de ces coins sombres des bâtiments de « Bauman »,
l’administration est surabondante et hétéroclite. Pas étonnant alors que la communication soit pratiquement inexistante. En effet les nouvelles sont retenues et se dissolvent au fur et à mesure
des échelons administratifs. Ainsi, dernièrement, un forum des entreprises françaises présentes en Russie avait lieu à l’université, mais, faute d’avoir été prévenus, les étudiants ne sont pas
venus. Finalement, regarder les panneaux d’affichage dans le hall ne sert plus qu’à s’informer des évènements qu’on a ratés.
A côté de cette organisation tentaculaire et lente, il existe un mouvement jeune, efficace, communicant,
et qui pourtant marche main dans la main avec elle. Ces jeunes organisent presque tout ce qui a lieu à l’université hors du cadre scolaire et qui a un caractère festif, culturel, ou même
professionnel. Ils accueillent les nouvelles promotions, avec pique-nique dans le parc et concert, propulsent sur scène les plus charmantes étudiantes lors d’un concours de beauté, et emmènent les gros bras volontaires suer sur le chantier de la route Khabarovsk-Tchita, à 7000 km de
Moscou, sur les rives de l’Amour. Sous l’apparence d’un dynamique BDE ce groupe n’est ni plus ni moins qu’un mouvement politique à l’idéologie radicale. Plus discrets que les Nashis, ils sont aussi plus directs et ne s’embarrassent pas du politiquement correct. Association étudiante un jour et militants au
discours venimeux le lendemain, ils forment la « Jeune Russie » ou « Rossiya Molodaya ».
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Bien qu’omniprésents à l’université, le groupe n’a pas de légitimité particulière. Si la majorité semble indifférente à leur action, une grande partie des étudiants
prend ses distances avec le mouvement, jugé envahissant. Malheureusement, pour l’heure, il n’existe pas à « Bauman » de véritable association étudiante élue, il est donc difficile
de juger de la popularité de telle ou telle formation. Les tentatives de création d’un BDE digne de ce nom sont récentes et la mentalité étudiante n’est pas encore prête. Il faut remarquer aussi
que l’effectif dans une école d’ingénieur en France est de l’ordre du millier, alors que Bauman rassemble 20 fois plus d’étudiants, il est donc beaucoup plus difficile d’obtenir l’implication des
élèves et d’échapper à la politisation, phénomènes qui existent d’ailleurs également dans les plus gros établissements français nottamment les universités…
Pour gonfler leur popularité et se construire une approbation de façade des étudiants, les rumoltsi (leurs militants) n’hésitent pas à user de tous les moyens possibles. Leurs animations et rassemblements divers (concerts gratuits, manifestations culturelles ou
artistiques, forums…) amènent beaucoup d’étudiants, qui sont parfois vivement invités à porter les couleurs du mouvement. Lors du concert du 9 mai, les organisateurs ont d’ailleurs tenté de
construire un drapeau Russe géant où les étudiants en T-shirt de rossiya molodaya (qu’ils soient militants ou non) formaient la bande bleue, au coté des Nashis en rouge et des Mestnie en blanc. Jusqu’ici, pas vraiment de quoi sauter au plafond de la part d’un mouvement à caractère politique. Sauf que, pour mieux
faire bouger leurs camarades, rossiya molodaya va jusqu'à les payer, et même bien les payer. S’occuper du site internet est payé environ 1000$ par mois, soit une somme
très correcte pour un job d’étudiant à Moscou. Le mouvement bénéficie de vastes locaux proches de l’université, dans un quartier où la location d’un studio modeste coûte plus de 1000$ /
mois. Le mouvement bénéficie de quantité de moyens pour ses actions : T-shirts, drapeaux, tentes pour camper sur les lieux de manifs, tous neufs et aux couleurs de l’association.
Autant dire que pour des étudiants, ils ont de l’argent. Et pour avoir autant de moyens, on peut largement supposer que l’administration apporte un soutien conséquent. Cela ne fait en tout
cas pas de doute au sein de la population étudiante, mais les comptes de l’association ne sont pas connus.
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Politique extérieure
Si les Nashis ont avant tout une rhétorique pro-Poutine, rossiya molodaya verse plutôt dans l’anti-américanisme primaire. Leur préoccupation principale est en effet la politique extérieure, et par conséquent la politique de défense de la Russie. Cela se comprend vu la connotation militaire de l’institut « Bauman », qui forme une bonne part des ingénieurs de la défense. L’ennemi par excellence est donc l’OTAN, une « dictature » qui est même allée jusqu'à créer le terrorisme international, comme ils vont nous l’expliquer.
En avril dernier sortait un nouveau numéro du journal de rossiya molodaya. Disponible en libre service sur les présentoirs l’université, il avait donc le feu vert de l’administration. Son titre était clair : « Stop à l’OTAN !». Pour agrémenter sa lecture, les militants avaient même concocté un morceau de rap intitulé « Stop NATO » que l’on pouvait se farcir pour mieux faire rentrer le message.
En tout petit en dessous de l’édito, il est indiqué que par OTAN, les auteurs considèrent les USA et l’Angleterre, les autre pays « remplissent une fonction décorative ». L’argumentation est donc déjà placée sous le signe de l’amalgame, et ce n’est que le début. L’OTAN, dont le blason « se complète si bien pour former une croix gammée », est un « bloc fasciste ». En effet, le fascisme, c’est vouloir « tout découper en bien et mal : les races, les nations, la vision du monde », et anéantir le mal. Or l’OTAN divise le monde en démocraties qui font « ce qu’elles veulent » et en non-démocraties, qui doivent « s’incliner sans conditions », sous peine d’être « sanctionnées et bombardées ».
La partie "créations" du site de rossiya molodaya est une source de
bonheur inépuisable
L’édito fait alors référence à un article intitulé « les sales combines de l’OTAN », dans lequel on apprend l’histoire des « trois grand crimes » de l’organisation. Et nous avons bien entendu les « bases pour supposer que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg », car il est évident qu’on nous cache tout. Trois crimes, donc : le bombardement de la Serbie, la transformation de l’Afghanistan en une usine de drogue, et l’occupation de l’Irak.
On est tenté de remarquer que l’OTAN, si elle a participé à ces 3 interventions, n’est responsable ni de la guerre en Afghanistan, ni de celle en Irak. En effet, les opérations militaires dans ces deux cas ont été menées par des coalitions hors OTAN. Pour l’Irak, par exemple, malgré l’hégémonie fasciste des USA sur ses alliés, on peut remarquer que la France l’Allemagne et d’autres pays « décoratifs » de l’OTAN n’ont pas participé à l’intervention (ce dont, d’ailleurs, on ne se félicitera jamais assez).
En Irak, l’OTAN est responsable de la formation des forces Irakiennes et en Afghanistan, du maintien de la paix. Mais puisque OTAN = USA, finalement, tout revient au même dans l’esprit de rossiya molodaya.
L’article sur les crimes de l’OTAN est d’une partialité à vomir. Il accuse presque explicitement l’OTAN d’avoir crée sciemment un producteur de drogue mondial en
Afghanistan, pour inonder d’opium la jeunesse Russe. Comme preuve, le journal fournit un graphique qui montre que la production augmente régulièrement depuis … 1987. Il n’y a qu’en 2001 que la
production a été complètement stoppée par le régime taliban.
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La Russie dans le monde
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Ce fait historique est le point culminant au 20e siècle de la bravoure du peuple russe, le sacrifice par excellence de millions de soldats et de civils qui a permis notre libération de la folie fasciste. C’est un acte de courage incontestable qui vaut notre reconnaissance aux vétérans de l’armée rouge. Plus de 60 ans après, la victoire est toujours fêtée comme si elle datait de l’an dernier, c’est dire l’ampleur du traumatisme : 64% des Russes ont en effet un parent qui est mort pendant cette guerre. Parallèlement, on pouvait lire récemment un article inquiétant de RIA Novosti, s’interrogeant sur le désintérêt des jeunes générations pour les exploits de leurs grands-parents. On y lit que « 15% des jeunes estiment que le fascisme, en tant que conception du monde, comporte des idées positives. Lorsqu’on a demandé aux étudiants de Moscou ce qu’il serait arrivé à notre pays en cas de victoire de l’Allemagne, un tiers a répondu "rien", un sur dix "on vivrait mieux" et 5% se sont, en fait, prononcés en faveur de la victoire hypothétique des Allemands. ». Et le journaliste de déplorer la prolifération de groupes fascistes ou extrémistes : « au cours des cinq premiers mois de cette année, 245 personnes ont été battues ou poignardées par des extrémistes, et 32 personnes en sont mortes ». On est alors en droit de s’interroger. Faudrait-il parler encore plus de la guerre ? Plus, ce serait difficile, mais il serait certainement salutaire de ne pas l’utiliser constamment en en déviant le sens. En effet, un sophisme courant dans les diatribes des mouvements de jeunesse pro-pouvoir est : « le fascisme est un ennemi », or « Untel est un ennemi », donc « Untel est un fasciste ». Cela s’applique aux Etats-Unis, à l’Estonie, à l’OTAN, aux opposants (qui le sont cependant vraiment pour certains), et finalement à n’importe quel poseur de bâtons dans les roues. En cherchant à diaboliser un ennemi en le traitant de fasciste à la légère, le mot a toutes les chances de perdre son sens. Mais cela n’effraie pas rossiya molodaya qui n’hésite même pas parfois à assimiler la démocratie au fascisme (puisque USA=ennemi=fascisme, mais comme USA=démocratie, démocratie=fascisme, c’est pourtant simple !). Peu étonnant de la part d’un groupe issu d’une université militaire, l’organisation a comme principal thème la restauration d’une armée forte, seule capable de protéger la mère patrie dans une guerre froide qui « pourrait bien devenir chaude ». |

Il nous faut une armée forte !
Politique intérieure
Sans surprise, l’ennemi intérieur est la coalition des opposants, l’autre Russie, et plus particulièrement ses 3 leaders, Kasparov, Kassianov (ancien premier ministre), et Limonov, écrivain peu fréquentable leader des nationaux-bolcheviques, qui a par ailleurs la nationalité française, ce qui s’avère un peu encombrant parfois.
Ce dernier fait l’objet d’une caricature de très bon goût dans la rubrique « créations » du site de rossiya molodaya. On le voit habillé
en sado-masochiste, tenu en laisse par un petit noir ventru et nu portant un drapeau américain. Dans une main, Limonov tient une poignée de dollars et dans l’autre un
martinet avec lequel il menace des enfants, sous le titre « Limonov enferme des enfants ». Du grand art, tout simplement.

A voir un tel amoncellement de symboles douteux et de parti pris aveugle, on aurait presque envie de se ranger du coté de Limonov, qui pourtant est loin de le
mériter. Encore une fois le mouvement sombre dans l’emploi d’une polémique nauséabonde là où il y’a toutes les occasions possibles de formuler une critique convaincante.

Comme on pouvait s’y attendre, le mouvement est toujours aux avants postes lors des manifestations d’opposants, dont les « marches du désaccord ». A
l’occasion de celle de Moscou, ce sont eux qui ont suspendu la banderole ayant pour texte « Salut à la marche des prostituées des valeurs politiques ». Lors d’une des marches suivantes,
ils ont réussi à lancer un dirigeable avec un texte du même tonneau. Compte tenu du prix d’un dirigeable publicitaire, ceci permet encore une fois de se poser des questions sur leur financement,
le dirigeable étant en plus à usage unique puisqu’il a été rapidement descendu…
Manifestants - troubadours
Dans un registre plus folklorique, les militants aiment agrémenter leurs manifestations de représentations théâtrales. L’oncle Sam est presque toujours présent, et
essaie la plupart du temps de mettre la main sur les voisins de la Russie, comme sur la scène suivante où il tente de s’emparer de l’Ukraine.

Dans la manifestation suivante, les militants supplient le gouvernement de bien vouloir faire tomber le mouvement des opposants « l’autre Russie » sous le coup de la nouvelle loi sur les mouvements extrémistes. Pour cela, rien de tel qu’une démonstration imagée :
Une carte de la Russie a été étalée sur le sol. Les emplacements des villes où ont eu lieu des « marches du désaccord » (Moscou, St Petersbourg, Nizhni
Novgorod) ont été marqués par des petites maisons en papier. Après un discours aux manifestants, trois personnes en masque de zombis, incarnant Kasparov, Kassianov et Limonov, ont écrasé les
maisons et les ont détruites à coup de battes de base-ball recouvertes de dollars. Encore une manif qui n’a pas peur d’en faire trop !

L’article de compte rendu déclare que « la manifestation s’est déroulée sans excès ». Tout dépend de quels excès on parle…

A côté de cette organisation tentaculaire et lente, il existe un mouvement jeune, efficace, communicant,
et qui pourtant marche main dans la main avec elle. Ces jeunes organisent presque tout ce qui a lieu à l’université hors du cadre scolaire et qui a un caractère festif, culturel, ou même
professionnel. Ils accueillent les nouvelles promotions, avec pique-nique dans le parc et concert, propulsent sur scène les plus charmantes étudiantes lors d’un
Pour gonfler leur popularité et se construire une approbation de façade des étudiants, les rumoltsi (leurs militants) n’hésitent pas à user de tous les moyens possibles. Leurs animations et rassemblements divers (concerts gratuits, manifestations culturelles ou
artistiques, forums…) amènent beaucoup d’étudiants, qui sont parfois vivement invités à porter les couleurs du mouvement. Lors du concert du 9 mai, les organisateurs ont d’ailleurs tenté de
construire un drapeau Russe géant où les étudiants en T-shirt de rossiya molodaya (qu’ils soient militants ou non) formaient la bande bleue, au coté des Nashis en rouge et des Mestnie en blanc. Jusqu’ici, pas vraiment de quoi sauter au plafond de la part d’un mouvement à caractère politique. Sauf que, pour mieux
faire bouger leurs camarades, rossiya molodaya va jusqu'à les payer, et même bien les payer. S’occuper du site internet est payé environ 1000$ par mois, soit une somme
très correcte pour un job d’étudiant à Moscou. Le mouvement bénéficie de vastes locaux proches de l’université, dans un quartier où la location d’un studio modeste coûte plus de 1000$ /
mois. Le mouvement bénéficie de quantité de moyens pour ses actions : T-shirts, drapeaux, tentes pour camper sur les lieux de manifs, tous neufs et aux couleurs de l’association.
Autant dire que pour des étudiants, ils ont de l’argent. Et pour avoir autant de moyens, on peut largement supposer que l’administration apporte un soutien conséquent. Cela ne fait en tout
cas pas de doute au sein de la population étudiante, mais les comptes de l’association ne sont pas connus.
Mieux encore sur
la partie consacrée à la Serbie : les vraies causes de la guerre sont, selon l’auteur, inconnues, « essayer de nouvelles armes », « détruire un riche état
socialiste », ou « détourner l’attention de l’affaire Monika Lewinsky », mais certainement pas stopper un « pseudo-génocide des albanais ».
La Russie, forte de
ses nombreux talents et de son économie qui se relève, aura un rôle important à jouer dans la communauté internationale. Elle est actuellement en train d’en définir les contours assez
sûrement, même si elle commet quelques maladresses parfois. Pour rossiya molodaya, la place de la Russie est claire : comme au temps de la propagande soviétique,
elle sera le rempart contre l’hégémonie américaine. En toile de fond de cette argumentation, figure l’inusable outil de propagande : la victoire contre l’Allemagne
Nazie.



